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Signes vitaux MC d'Ottawa - 2008

Le contexte

Au Canada, Ottawa est une grande agglomération urbaine unique en son genre. Capitale politique du pays, sa population est relativement fortunée et, dans l’ensemble, bien instruite. Située à la frontière de l’Ontario et du Québec, la Ville d’Ottawa se démarque par son caractère bilingue et biculturel.

Ottawa poursuit sa croissance, quoique à un rythme plus modeste que celui de l’Ontario ou du pays dans son ensemble. En 2007, la population d’Ottawa était de 888 882 habitants, une hausse de 1,3 % par rapport à l’année précédente.1 Il ressort du recensement de 2006 que la RMR Ottawa-Gatineau comptait plus de 1,13 million d’habitants, la quatrième plus importante agglomération urbaine au pays, juste devant la région – en forte croissance – de Calgary. La croissance de la population dans la région de l’Ouest du Québec a été plus considérable que celle de l’Ontario depuis le recensement de 2001.2

La population d’Ottawa est plus jeune que la population canadienne dans son ensemble mais, à l’instar du reste du pays, elle vieillit rapidement. La comparaison des données des recensements de 2001 et de 2006 révèle que l’âge médian de la population ottavienne a augmenté de 1,4 an, s’établissant à 38,4 ans.3  4

Les citoyens nés à l’étranger comptaient pour 22,3 % de la population d’Ottawa en 2006 par rapport à 21,8 % en 2001. L’arrivée de 11 795 personnes nées à l’étranger a porté la population de citoyens nés à l’étranger à 178 545 personnes en 2006. Ces citoyens s’établissent le plus souvent dans le centre-ville, le quartier Bay étant le secteur de recensement ayant la plus forte concentration de personnes nées à l’étranger de la région.5 6

La population autochtone canadienne est aussi très présente dans la ville. D’après le recensement, les Autochtones comptaient pour 1,6 % de la population d’Ottawa en 2006, surtout des membres des Premières nations (0,8 %), mais aussi des Métis (0,6 %) et des Inuits (0,1 %), dans ce dernier cas, la plus importante concentration dans le Sud du Canada. Même si les personnes s’identifiant comme des Autochtones ne constituent qu’une petite minorité à Ottawa, depuis le recensement précédent, leur nombre a cru presque dix fois plus que celui de la population non autochtone.7

Le recensement de 2006 révèle que six fois plus d’Ottaviens parlent surtout l’anglais plutôt que le français à la maison. Par ailleurs, un citoyen d’Ottawa sur 10 ne parlait aucune des deux langues officielles à la maison. Plus de 2 % de la population parlait une langue chinoise à la maison, 1,75 % l’arabe et 1,5 % une langue du sud de l’Asie.8

Même si le gouvernement fédéral est, depuis fort longtemps, le principal employeur de la région, on y trouve aussi un secteur privé dynamique et de plus en plus important. En 2007, le PIB d’Ottawa, en dollars constants, a enregistré une croissance respectable de 2,6 %.9 Au recensement de 2006, 480 320 Ottaviens ont indiqué être actifs sur le marché du travail, le plus grand nombre travaillant dans le secteur des services.10

Un autre trait qui démarque Ottawa des autres grandes villes canadiennes : elle compte environ 1 000 fermes en exploitation sur son territoire. La pression résultant de la croissance urbaine et la conjoncture économique dans le secteur de l’agriculture favorisent l’activité agricole. On dénombre toujours 26 villages sur le territoire de la ville fusionnée mais, tel que signalé dans les premiers rapports Signes vitaux d’Ottawa, les superficies cultivées diminuent.11 12

D’après les derniers résultats du Sondage sur la satisfaction des résidents de la Ville d’Ottawa, la majorité des Ottaviens ont déclaré être animés par un sentiment d’appartenance positif. Soulignons toutefois que les répondants de la région centrale (le territoire de la Ville d’Ottawa avant la fusion) ont déclaré être quelque peu plus satisfaits que les résidents des régions rurales, le reflet de tensions incessantes entre le noyau urbain et la périphérie.13

Nota : Dans le rapport Signes vitaux d’Ottawa, il est avant tout question de la Ville d’Ottawa; cependant, quand les circonstances le justifient ou quand on ne dispose que de données régionales, les indicateurs concernent la plus grande Région métropolitaine de recensement (RMR) Ottawa-Gatineau. Parfois, les données présentées concernent la RMR Ottawa, le secteur ontarien de la RMR Ottawa-Gatineau. Les différences entre la RMR Ottawa et la Ville d’Ottawa ne sont pas significatives.

Les inégalités socioéconomiques

Notre niveau de revenu influe sur notre capacité à nous loger et à nous nourrir de façon adéquate, à combler nos autres besoins essentiels et à exercer un meilleur contrôle sur nos vies. Même si Ottawa demeure une ville plus prospère que la ville moyenne de l’Ontario et du Canada, bon nombre de mères monoparentales, d’aînés et de personnes handicapées peinent à joindre les deux bouts.

Le revenu moyen avant impôts des familles d’Ottawa, incluant les personnes vivant seules, était de 72 600 $ en 2006, un niveau beaucoup plus élevé que le revenu moyen national de 65 500 $ et un peu plus élevé que le revenu moyen provincial de 72 000 $. Le revenu moyen avant impôts des familles d’Ottawa comptant au moins deux personnes était de 101 286 $, un revenu beaucoup plus élevé que les moyennes nationale (82 325 $) et provinciale (90 526 $).14

Une façon courante de mesurer l’écart de revenu entre les divers segments de la population est de comparer le revenu moyen du 10 % des gens gagnant les revenus les plus élevés au 10 % des gens gagnant les revenus les plus faibles. Ce sont les familles monoparentales qui accusaient l’écart de revenu le plus grand en 2005. Le revenu des familles monoparentales du premier groupe était 13,8 fois plus élevé – 8,7 en 2000 – que celui du deuxième groupe.15

Le taux de pauvreté des familles monoparentales dirigées par une femme demeure plus élevé – 31,3 % – que celui des autres structures de familles, en dépit d’une légère amélioration de 2,7 % de 2000 à 2005. À titre de comparaison, à Ottawa en 2005, le taux de pauvreté des familles monoparentales dirigées par un homme était de 17 % par rapport à 7,4 % chez les familles biparentales.16

En 2006, le taux de pauvreté chez les enfants d’Ottawa, d’après la Mesure de faible revenu (MFR), un indicateur de pauvreté relative, s’établissait à 20,3 %, en baisse par rapport au taux de 23,7 % constaté en 2000. Le taux observé à Ottawa en 2006 était inférieur tant au taux provincial de 23,4 % qu’au taux national de 23,1 %.17

Taux global de pauvreté par catégorie de famille
  Total - Familles
économiques
Familles comptant
un couple
2000 2005 Écart 2000 2005 Écart
Canada (%) 12,9 11,6 -1,3 9,2 8,4 -0,8
Ontario (%) 11,7 11,7 0,0 8,5 8,6 0,1
Ottawa (%) 11,2 10,8 -0,4 7,5 7,4 -0,1
  Familles
mono - femme
Familles
mono - homme
2000 2005 Écart 2000 2005 Écart
Canada (%) 36,8 32,2 -4,6 17,8 16,0 -1,8
Ontario (%) 34,2 31,6 -2,6 16,0 16,4 0,4
Ottawa (%) 34,0 31,3 -2,7 17,0 17,0 0,0
  Autres familles
économiques
 
2000 2005 Écart  
Canada (%) 18,1 18,5 0,4  
Ontario (%) 15,2 16,4 1,2  
Ottawa (%) 19,7 19,7 0,0  
Source: Statistique Canada, Recensement de 2006

En 2006 à Ottawa, environ un aîné (personnes de 65 ans et plus) sur huit vivait sous le seuil de faible revenu de la RMR d’Ottawa-Gatineau.18 La proportion d’aînés bénéficiaires d’aide sociale (5,7 %) est demeuré stable en 2004 et en 2005. Cependant, le montant annuel moyen d’aide sociale versé en guise de supplément du revenu a diminué de 8 % durant cette période, s’établissant à 2 336 $.19

En 2007, 2 683 familles monoparentales d’Ottawa étaient bénéficiaires du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées (POSPH), 106 de moins qu’en 2006. Durant la même période, à l’échelle provinciale, le nombre total de bénéficiaires du POSPH a augmenté, entre autres, en raison du vieillissement de la population et de la hausse du taux d’invalidité.20

D’après les plus récentes données disponibles (2005), les ménages du Parc Rockcliffe étaient les plus riches d’Ottawa, disposant d’un revenu annuel moyen de 303 116 $, en hausse de 35 %  de 2000 à 2005. C’est un revenu 9,8 fois plus élevé que le revenu moyen des ménages du secteur Quartier chinois et Petite Italie où on a observé le revenu annuel moyen des ménages le plus faible, à savoir 30 964 $.21

Le saviez-vous?
Le Panier à provisions nutritif est l’outil normalisé emprunté par l’Ontario pour mesurer le coût réel d’une saine alimentation à la lumière des recommandations alimentaires du Guide alimentaire canadien. Cet indicateur regroupe des aliments comptant parmi les plus fréquemment achetés et d’autres dont les prix sont les plus abordables dans les épiceries. À Ottawa, le coût d’un panier à provisions nutritif d’une famille biparentale de deux enfants (un homme de 35 ans, une femme de 34 ans, un garçon de 13 ans et une fille de 8 ans) a augmenté de 10 $ de 2006 à 2007, s’établissant à 573 $ par mois.22 Cette augmentation de 10 $ de 2006 à 2007 équivaut à une hausse de 1,8 %, un taux inférieur à la hausse globale de 4 % de l’Indice des prix à la consommation (IPC) des aliments achetés dans des magasins au Canada.23

La sécurité

Ottawa aspire à devenir une collectivité où les citoyens peuvent vivre, travailler et s’amuser en toute sécurité. Il n’en demeure pas moins que les menaces à notre sécurité personnelle se profilent souvent à proximité de notre domicile.

En 2007, au total, 613 femmes et 486 enfants exposés à de la violence familiale ont séjourné dans des centres d’hébergement à Ottawa. Quelque 5 150 femmes n’ont pu y être accueillies faute de place.24

En 2007, au plan des infractions au code de la route, on a enregistré 302 incidents par 100 000 habitants, un taux inférieur à la moyenne nationale (400 par 100 000 habitants) mais plus élevé que la moyenne provinciale (253 par 100 000 habitants). À Ottawa, ce taux a augmenté de 3 % en 2007, un sommet historique.25

Les accidents mortels de la route ont augmenté de façon appréciable à Ottawa de 2006 à 2007. Le nombre de collisions à augmenté, au total 35 incidents, une hausse de 40 %. Le nombre de décès s’est accru de 54,5 %. Quant aux nombre total de blessures résultant de collisions, en recul depuis les cinq dernières années, il a augmenté de 7 % de 2006 à 2007.26

Collisions de la route
  2006 2007 Évolution 1 an
Incidents Rate Incidents Rate %
Collisions mortelles 25,0 2,8 35,0 3,9 40,0%
Décès de la route 22,0 2,5 34,0 3,8 54,5%
Total - blessures
   résultantde
   collisions
3 624,0 413,1 3 891,0 437,8 7,4%
Source: Service de police d’Ottawa

De 2001 à 2007, on a constaté, à Ottawa, un recul de 39,2 %  des crimes contre des biens. En 2007, leur nombre a diminué de 7 % par rapport à 2006, à savoir 2 818 incidents par 100 000 habitants. À Ottawa, ces crimes comptent pour la moitié de toutes les infractions au Code criminel du Canada.27

Lors des appels de première priorité (les plus urgents), le délai moyen d’intervention des services policiers a été de 8,8 minutes en 2007, bien en deçà de la cible de 15 minutes. Dans environ 89 %  des interventions, le délai cible a été respecté, une hausse de 2 % par rapport à 2006.28

Le délai moyen d’intervention des services ambulanciers a augmenté en 2007, tant en ville qu’en banlieue. Dans 90 % de tous les cas, le délai moyen a été de 13:15 minutes dans les secteurs à haute densité de population et de 20:03 minutes dans les secteurs à faible densité. Dans les deux cas, il s’agit des délais les plus longs des cinq dernières années.29

Par rapport à 2005, il a fallu moins de comparutions devant les tribunaux d’Ottawa en 2007 pour disposer des accusations d’homicide, de tentative de meurtre et de crime contre des biens. En comparaison avec la moyenne provinciale, les tribunaux d’Ottawa sont beaucoup plus lents – 147 jours de plus – quand il s’agit d’affaires d’homicide.30

Les données les plus récentes sur le port de casque en vélo chez les enfants et les jeunes d’Ottawa révèlent que 96,8 % des familles ayant des enfants de cinq à huit ans ont déclaré que leurs enfants portent régulièrement ou occasionnellement un casque lorsqu’ils font du vélo. Ce taux était de 93,7 % chez les familles ayant des enfants de neuf à 12 ans, et de 74,4 % chez les familles ayant des enfants de 13 à 17 ans. Ces données donnent à entendre que les enfants plus âgés de près d’une famille sur quatre (24,1 %) ne portent pas de casque quand ils font du vélo.31

La santé et le bien-être

Bien que de nombreux facteurs influent sur la santé de la collectivité, le bien-être des citoyens d Ottawa est étroitement lié à leur capacité d’accès à des services de prévention et de traitement des maladies .Les délais d’attente à cet égard touchent tous les citoyens, mais surtout les personnes les plus vulnérables de notre collectivité.

En 2008, sur le territoire du Réseau local d’intégration des services de santé de Champlain (RLISS), les délais d’attente ont été plus longs qu’ailleurs en Ontario pour ce qui est des chirurgies d’arthroplastie de la hanche et de la cataracte, ainsi que des examens IMR et au tomodensitomètre. Le délai d’attente moyen pour les examens IMR a augmenté de 100 jours, s’établissant à 249 jours lorsque mesuré durant une période donnée de 2007 et de 2008, un délai beaucoup plus considérable que le délai provincial moyen de 109 jours. Le RLISS de Champlain a par ailleurs fait mieux que les délais moyens provinciaux pour ce qui est de cinq des 12 chirurgies du cancer recensées. Pour le traitement des cancers des os, des articulations et des muscles, on a observé une amélioration appréciable des délais d’attente; ils sont passés de 398 jours à 58 jours par rapport aux délais observés durant la même période l’an dernier.32

Délais d’attente
  Délais d’attente
(en jours)
Fév.-mars-avril
2008
Délais d’attente
(en jours)
Fév.-mars
2007
RLISS de
Champlain
Province RLISS de
Champlain
Province
Examens
    diagnostiques
       
IRM (imagerie
   à résonance
   magnétique)
249 109 149 108
Tomographie par
   ordinateur
62 48 73 61
Chirurgies du
   cancer
       
Cancer des os,
   des articulations
   et des muscles
57 37 398 92
Chirurgies de la
   cataracte
       
Chirurgies de la
   cataracte
198 125 265 159
Arthroplastie        
Arthroplastie totale
   de la hanche
331 202 317 252
Arthroplastie totale
   du genou
343 243 496 391
Source: Utilité des renseignements sur les temps d’attente, Ministère de la Santé et de Soins de longue durée

En 2007, la proportion de la population d’Ottawa ayant des maladies chroniques était comparable aux moyennes provinciale et nationale dans tous les groupes d’âge. Cependant, la proportion de citoyens d’Ottawa de 45 à 65 ans faisant de l’arthrite, du diabète et de l’hypertension artérielle était inférieure à la moyenne provinciale. La majorité des asthmatiques ont été recensés dans le groupe des 12 à 19 ans (16,1 %), ce qui correspond aux constatations provinciales et nationales.33

En 2007, le taux d’obésité des citoyens d’Ottawa ayant 18 ans et plus était de 12,3 %, un taux inférieur à la moyenne nationale de 16,0 %  et à la moyenne provinciale de 16,1 %.34

En 2007, 86,5 % des citoyens d’Ottawa de 12 ans et plus ont indiqué avoir un accès régulier à un médecin, un taux inférieur à la moyenne provinciale de 90,4 % mais quelque peu supérieur à la moyenne nationale de 84,8 %.35

En 2007, le nombre d’adultes hospitalisés pour des motifs de santé mentale à Ottawa a reculé de 7,3 % – au total 4 994 – par rapport à 2006. Le nombre de lits – 500 – consacrés au soin de personnes ayant des maladies mentales graves est demeuré stable par rapport à 2006, mais il est moindre qu’il y a cinq ans (568 lits). Le taux d’occupation des lits réservés au soin des maladies mentales a été de 91,3 %, une légère diminution par rapport au taux de 94,4 % de 2006.36

En 2006, on dénombrait 3 000 utilisateurs de drogues injectables à Ottawa; on estime que, chaque année, un pour cent d’entre eux seront infectés au VIH. Chez les utilisateurs de drogues injectables d’Ottawa, le taux de prévalence du VIH est de 19 % à 20 % et le taux de prévalence du virus de l’hépatite C est de 76 %.37

En 2007, on dénombrait 1 946 lits affectés aux soins de courte durée dans la région sanitaire de Champlain, le nombre le plus élevé des cinq dernières années. Le taux d’occupation des lits de soins de courte durée de la région sanitaire de Champlain a été de 84,9 % en 2007, une hausse de 2,6 %.38

La proportion d’adultes fumeurs (19 ans et plus) recule de façon constante depuis 2002, passant de 21,0 % à 15,1 % en 2007.39 Si l’on élargit cet univers aux citoyens d’Ottawa âgés de 12 ans et plus, 16,6 % ont déclaré être des fumeurs, un taux beaucoup plus faible que les taux provincial (20,6 %) et national (21,9 %). Les taux de tabagisme des groupes de 35 à 44 ans (11,3 %) et de 65 ans et plus (4,9 %) sont environ deux fois moins élevés que les taux provinciaux.40

À Ottawa, près de six adultes sur 10 ont indiqué avoir été vacciné contre la grippe en 2007, la tendance à la hausse observée depuis les cinq dernières années se maintenant. Cependant, moins d’adultes atteints de maladies chroniques ont déclaré avoir été vaccinés contre la grippe par rapport à l’année dernière, une baisse de 8 %.41

Le saviez-vous?
Depuis l’adoption d’une loi provinciale en 2006, 14 réseaux locaux d’intégration des services de santé (RLISS) ont été constitués en Ontario. Chaque RLISS est chargé de planifier, gérer et financer le régime des soins de santé à l’échelle locale et régionale. Ces réseaux collaborent avec les agences communautaires de santé mentale et de lutte contre la toxicomanie, les services de soutien communautaire, les centres de santé communautaires, les centres d’accès aux soins communautaires, de même que les établissements et hôpitaux de soins prolongés de leur territoire. Dans la région d’Ottawa, le territoire du RLISS de Champlain suit la rive sud de la rivière des Outaouais, de la frontière du Québec jusqu’à Deux Rivières, dans le nord-ouest. Au sud, il longe le fleuve Saint-Laurent jusqu’à Iroquois puis s’étend dans la partie est de l’Ontario jusqu’au parc Algonquin. Sur le territoire du RLISS de Champlain, la population est surtout concentrée dans la région d’Ottawa. Le territoire compte aussi d’autres régions populeuses, à savoir à Cornwall, à Clarence-Rockland et à Pembroke/Petawawa.42

L'éducation

Que tous les enfants et les jeunes d’Ottawa aient un accès égal à l’éducation est essentiel pour briser le cycle de la pauvreté – le plus important facteur de risque pour la santé. Par rapport à ailleurs au Canada, le rendement des établissements d’enseignement d’Ottawa est bon. Notre défi : assurer des règles du jeu équitables à tous nos jeunes citoyens.

Au cours des quatre dernières années, les étudiants des quatre conseils scolaires d’Ottawa ont obtenu de bons résultats au Test provincial de compétences linguistiques. Plus de 80 % l’ont réussi dès leur première année d’admissibilité. De 2006 à 2008, tous les conseils scolaires ont se comparent favorablement à la moyenne provinciale.43

Faits saillants des résultats provinciaux, Test provincial de compétences linguistiques (TPCL)
  2005
oct.
2006
mars
2007
mars
2008
mars
Moyenne provinciale
   - Élèves de langue anglaise
82 % 84 % 84 % 84 %
Ottawa-Carleton District
   Catholic School Board
88 % 87 % 86 % 88 %
Ottawa-Carleton District
   School Board
87 % 87 % 90 % 89 %
 
Moyenne provinciale
   - Élèves de langue française
80 % 81 % 83 % 83 %
Conseil des écoles catholiques
   de langue française du
   Centre-Est
83 % 85 % 87 % 88 %
Conseil des écoles publiques
   de l’Est de l’Ontario
80 % 80 % 83 % 84 %
Source: Office de la qualité et de la responsabilité en éducation

En 2006, 15,6 % des personnes âgées de 15 ans et plus n’avaient pas terminé leurs études secondaires par rapport à 22,2 % en Ontario et à 23,8 % au Canada.44

En 2007, au Ottawa-Carleton District School Board (OCDSB), 2 847 étudiants, à savoir 4 %  de la population étudiante, étaient inscrits sur une liste d’attente pour obtenir une évaluation ou d’autres services de soutien à l’apprentissage. La majorité des étudiants ont dû attendre de deux à quatre mois pour les obtenir.45

Au fil des cinq dernières années, les quatre conseils scolaires d’Ottawa ont accompli des progrès remarquables pour ce qui est de réduire le nombre d’élèves par classe au primaire. En 2007, seulement de 1 % à 4 % des classes de prématernelle à la troisième année à Ottawa comptaient plus de 23 écoliers. Cinq ans plus tôt, c’était de 40 % à 57 % des classes. Dans les écoles d’Ottawa, de 89 % à 94 % des classes comptent moins de 20 écoliers, presque à hauteur de l’objectif provincial de 90 %.46

À Ottawa, le nombre de foyers branchés à Internet est très élevé : 82,2 % d’entre eux l’étaient en 2007, un taux bien plus élevé que les moyennes nationale de 68,6 % et provinciale de 70,9 %.47

Les différences entre les hommes et les femmes titulaires d’un certificat, d’un diplôme ou d’un grade universitaire sont plus marquées chez le groupe des 25 à 34 ans. En 2006, dans ce groupe, 56 % des diplômés d’Ottawa étaient des femmes et 44 % des hommes. Cet écart correspond à la tendance nationale où les femmes comptent pour 60 % des diplômés universitaires âgées de 25 à 29 ans.48

En 2007, on a observé une hausse de 1,8 % de l’utilisation des services de la Bibliothèque publique d’Ottawa. Les principaux éléments en hausse : le nombre d’articles prêtés (3,8 %), le nombre de visites virtuelles (22,2 %) et la participation à des programmes (3,9 %). Cependant, le nombre de visites en personne a reculé de 7,1 % par rapport à l’année précédente.49

Le logement

Le logement est un élément essentiel de la santé. À Ottawa, les citoyens jouissent de logements de grande qualité à des prix relativement abordables d’après les normes canadiennes. Bon nombre de gens affligés par la pauvreté, un handicap ou la maladie ne sont peut-être pas du même avis.

En 2007 à Ottawa, le taux d’inoccupation des logements locatifs était de 2,2 % pour un appartement d’une chambre, de 2,3 % pour un appartement de deux chambres et de 2,8 % pour un appartement de trois chambres. Le taux courant d’inoccupation des appartements de deux chambres est similaire à celui de Montréal mais plus faible que le taux de 3,2 % observé à Toronto.50

En 2007, le prix moyen d’un condominium était de 193 954 $, 8,6 % de plus que l’année précédente, un taux d’augmentation plus rapide que celui des maisons unifamiliales. Le prix moyen d’une unifamiliale était de 301 252 $, une hausse de 6,6 % en 2007. Le prix moyen, tous logements confondus, a augmenté de 6,3 %, s’établissant à 267 729 $.51

Prix moyen par types de logement
Type de logements 2008
à ce jour
(avril 2008)
2007
à ce jour
(avril 2007)
Évolution
en %
de 2007
Unifamiliales 321 026 301 252 6,6 %
Bungalow 285 385 270 599 5,5 %
Maison à deux étages 357 651 337 565 6,0 %
Autres 286 684 258 632 10,8 %
Maison en rangée 259 442 238 826 8,6 %
Maison jumelée 275 406 273 838 0,6 %
Condominium 210 619 193 954 8,6 %
Appartement 236 309 218 345 8,2 %
En rangée 182,693 169 607 7,7 %
Autres 330 625 162 500 103,5 %
Total 284 527 267 729 6,3 %
Source: Société canadienne d’hypothèques et de logement, Actualités
habitation

Logement communautaire d’Ottawa est le plus grand fournisseur de logement social d’Ottawa, proposant des logements abordables à des ménages à revenu faible ou modique. Les ménages avec des enfants et les adultes célibataires constituent la majorité – environ 80 % – des locataires de logements sociaux à Ottawa. Se classent au troisième rang les personnes âgées de plus de 60 ans (16 %). Au total, ces trois groupes comptent pour 96 % de la population des locataires de logements sociaux.52

En 2007, le nombre de personnes inscrites sur une liste d’attente pour l’obtention d’un logement social a reculé de 6,8 %, au total 9 370 personnes. Le nombre de nouveaux locataires – 2 116 – d’un logement social en 2007 a reculé de 2,3 % par rapport à 2006.53

Le parc de logements supervisés est passé à 885 unités de 2006 à 2007, une augmentation de 20 unités. Il s’agit de logements où on offre de l’aide aux personnes handicapées pour assurer leur sécurité et leur autonomie. Compte tenu du moins grand nombre de personnes inscrites sur les listes d’attente, on a pu donner suite à environ 31 % des demandes de logement supervisé, une amélioration par rapport au taux de 24,7 % observé en 2006.54

Répartition démographique des
occupants de logement subventionné
  2004 2005 2006 2007
Ménages comptant des enfants 44 % 43 % 40 % 39 %
Adultes vivant seuls 38 % 37 % 40 % 39 %
Ménages comptant deux adultes ou plus 5 % 6 % 6 % 6 %
Aînés (60+) 14 % 13 % 14 % 16 %
Total 100,0 % 100,0 % 100,0 % 100,0 %
Source: Ville d’Ottawa

En 2007, 8 915 personnes ont fréquenté des refuges d’urgence, un recul d’à peine 1,1 % par rapport à 2006. Cependant, la durée moyenne des séjours a été de 38,4 jours, une hausse de 13,9 %  par rapport à 2006. En 2007, le profil des utilisateurs a évolué. Davantage d’enfants (+12,4 %) et de familles (+3,9 %) ont fréquenté des refuges d’urgence, mais moins de jeunes (-15,2 %) et de femmes célibataires (-7,9 %). Les hommes célibataires ont constitué le plus grand groupe d’utilisateurs des refuges d’urgence, plus de la moitié en 2007.55

En 2005, 24,4 % de tous les ménages d’Ottawa ont consacré 30 % ou plus de leur revenu aux dépenses de logement, 2,5 % de plus qu’en 2000. Ce taux est comparable à la moyenne nationale de 24,8 %, un peu plus faible que le taux observé à Montréal (26,3 %) et beaucoup plus faible que le taux constaté à Toronto (36,3 %).56

En 2005, 10,1 % de tous les ménages d’Ottawa ont consacré 50 % ou plus de leur revenu aux dépenses de logement, 0,9 % de plus qu’en 2000. Ce taux est comparable à la moyenne nationale de 10,4 %, un peu plus faible que le taux observé à Montréal (11,7 %) et beaucoup plus faible que le taux constaté à Toronto (16,9 %).57

Un nouveau départ

Il y a 25 ans, les citoyens d’Ottawa ont accueilli 4 000 réfugiés de l’Asie du Sud-Est –  des réfugiés de la mer ou boat people. L’avenir de notre ville passe par le renouvellement de notre engagement envers l’inclusivité et le respect des aptitudes des quelque 200 000 immigrants et réfugiés qui vivent aujourd’hui à Ottawa.

Ottawa comptait 178 545 citoyens nés à l’étranger en 2006, à savoir 22,3 % de la population de notre ville. Ce taux est supérieur à la moyenne nationale de 19.8 % mais moindre que la moyenne provinciale de 28,3 %. En 2006, 1 131 réfugiés se sont aussi établis à Ottawa.58

En 2006, le taux de chômage chez les citoyens d’Ottawa nés à l’étranger était de 7,2 %, un taux plus élevé que chez les citoyens nés au Canada (5,4 %). Le taux de chômage était beaucoup plus élevé chez les nouveaux immigrants (arrivés depuis cinq ans ou moins), à savoir de 13,5 %.59

En 2005, le revenu total médian des familles de nouveaux immigrants (arrivés entre 2001 et 2004) d’Ottawa était de 42 219 $, un recul de 18,3 % par rapport à 2000.60

Revenu total médian des familles économiques d’immigrants
  2000 2005
Total 84 432 86 692
Non-immigrants 88 520 92 460
Immigrés 73 391 72 360
Immigrants récents 51 688 42 219
Revenu des immigrants récents en
   proportion du revenu des
   non-immigrants
58,4 45,7
Source: Statistique Canada, Recensement de 2006

Le revenu médian des personnes nées au Canada et titulaires d’un diplôme universitaire était de 62 566 $ en 2005, à savoir 1,3 fois plus élevé que celui des immigrants (49 714 $) et 2,3 fois plus élevé que celui des nouveaux immigrants (26 640 $) ayant une scolarité comparable. Le revenu médian des personnes nées au Canada mais ne détenant pas un diplôme universitaire était de 40 177 $, à savoir 1,5 fois plus élevé que celui des immigrants (26 287 $) et 2,5 fois plus élevé que celui des nouveaux immigrants (16 254 $).61

En 2006, le taux de chômage chez les nouveaux immigrants d’Ottawa ayant fait des études postsecondaires était de 2,8 % par rapport à 3,7 %  chez les personnes nées au Canada ayant fait des études postsecondaires. La situation des nouveaux immigrants sans études postsecondaires était pire, un taux de chômage de 17,9 %, un taux beaucoup plus élevé que celui des personnes nées au Canada, qui était de l’ordre de 7,9 %.62

La proportion de nouveaux immigrants arrivés entre 2001 et 2006 sans connaître l’anglais était de 11 %, beaucoup plus élevée que celle des autres immigrants arrivés au Canada dans les années précédentes. La proportion de nouveaux immigrants ne connaissant que le français était de 4 %.63

Les arts et la culture

Les artistes et les institutions culturelles d’ Ottawa enrichissent la vie des citoyens en donnant du piquant à la vie en milieu urbain, en attirant des visiteurs et des investissements, et en rapprochant les gens de toutes les cultures. Tous en conviennent, la scène culturelle à Ottawa est très dynamique. Cependant, les artistes gagnent toujours mal leur vie.

Le revenu moyen déclaré par les artistes d’Ottawa était de 28 114 $ en 2005, à peine plus de 60 %  du revenu moyen de tous les autres métiers et professions (45 560 $). En 2000, les artistes d’Ottawa ont déclaré un revenu moyen de 29 700 $, un recul de 1 586 $ de 2000 à 2005. Le nombre de personnes gagnant leur vie dans le milieu des arts à Ottawa a augmenté de 5,5 % – au total 4 640 personnes – de 2000 à 2005. Le nombre d’acteurs et de comédiens a doublé – de 70 à 155 – et le nombre de chefs d’orchestre, compositeurs et arrangeurs a augmenté de 50 %. Enfin, le nombre d’artisans, d’auteurs et d’écrivains a reculé de plus de 10 %.64

Revenu moyen (en $), 2005
  Total ($)
2005
Total - Tous les travailleurs 44 130
Toutes les professions 45 560
    Auteurs et écrivains 39 499
    Producteurs, réalisateurs, chorégraphes
       et personnel assimilé
41 039
    Chefs d’orchestre, compositeurs et arrangeurs 26 277
    Musiciens et chanteurs 16 805
    Danseurs 10 973
    Acteurs et comédiens 19 943
    Peintres, sculpteurs et autres artistes des arts visuels 13 943
    Autres artistes de spectacle 14 487
    Artisans 18 273
Revenu moyen - professions artistiques
   (pondéré par profession)
28 114
Source: Statistique Canada, Recensement de 2006

Le financement des arts à Ottawa a augmenté de 40 %  de 2006 à 2007, passant de 3,93 $ par habitant à 5,49 $ par habitant.65

En 2007, on a dénombré environ 650 000 participants à des programmes de la Ville d’Ottawa dans le cadre desquels ils ont assisté à des spectacles, pris part à des programmes éducatifs et visité des galeries d’art, des musées et des centres culturels.66

En 2007, la Ville d’Ottawa a octroyé 989 690 $ à 56 festivals, foires, activités communautaires et événements spéciaux. Il s’agit d’activités de diverses tailles, par exemple, le Festival international de jazz d’Ottawa, la Foire de Carp, la fête du Canada et le jour du Souvenir.67

En 2005, 50 % des citoyens d’Ottawa ont assisté à des spectacles des arts de la scène. Ce taux est plus élevé que le taux moyen des collectivités canadiennes ayant fait mention de données semblables dans leur rapport Signes vitaux (44 %) et que le taux moyen national (41 %). Pour ce qui est des autres activités artistiques et culturelles, 33 % des citoyens d’Ottawa ont assisté à une pièce de théâtre, 33 %  à des comédies musicales populaires, 31 %  à des festivals culturels et 19 %  à des spectacles de danse culturelle et folklorique. Dans tous les cas, ces taux sont plus élevés que les moyennes nationales.68

Le saviez-vous?
Il ressort d’une enquête menée en 2008 par la Fondation communautaire d’Ottawa que dans 11 des grandes attractions nationales d’Ottawa, dont des musées et des galeries d’art, l’entrée est gratuite durant seulement 3 % de leurs heures d’ouverture. L’entrée aux musées et aux galeries d’art est gratuite pour les jeunes enfants (de trois ans et moins) durant environ 89 % de leurs heures d’ouverture. Les droits d’entrée moyens pour une famille de deux adultes et de deux enfants (12 ans et moins, parfois 15 ans et moins) étaient de 18 $, s’échelonnant de 13 $ à 30 $.69

L'environnement

De l’air, de l’eau et des aliments de bonne qualité sont des éléments essentiels de la santé des gens. L’exercice d’un fort leadership communautaire nous a permis de constater que la réduction de la pollution et la bonne gestion des déchets passent obligatoirement par l’éducation du public, le déploiement collectif d’efforts et la mise à profit de nos erreurs.

Le sol

En 2007, au total, 8 800 arbres ont été plantés : 6 521 sur des terrains de la ville et 2 279 sur des terrains privés. Comme 986 arbres ont dû être abattus, la ville a réalisé un gain net de 7 814 arbres.70

Nombre d’arbres plantés
  2002 2003 2004 2005 2006 2007
Nombre d’arbres enlevés   1211 1540 1800 1147 986
Nombre d’arbres plantés
   - terrains de la ville
1946 2172 838 1865 1997 6521
Nombre de nouveaux
   arbres plantés - terrains
   autres que de la ville
n/d n/d n/d n/d n/d 2279
Nombre total d’arbres
   plantés
n/d n/d n/d n/d n/d 8800
Source: Ville d’Ottawa

En 2007, on a collecté 320 695 kg d’ordures ménagères à Ottawa, un peu moins que les 325 634 kg de 2006. Toujours en 2007, le taux de réacheminement des déchets résidentiels solides à été de 32,4 %, le même qu’en 2006, à savoir 7,6 % de moins que l’objectif de la ville et 27,6 % de moins que l’objectif de la province. Dans le calcul du réacheminement des déchets, on tient compte des résultats des programmes municipaux de recyclage et de ramassage des résidus de jardin et de feuilles.71

L’eau

En 2007, le réseau d’alimentation en eau de la Ville d’Ottawa desservait 806 400 citoyens, une augmentation de 11 250 personnes par rapport à l’année précédente. En dépit de cette hausse, le volume d’eau traité a diminué de 8 %. En 2007, la consommation d’eau a reculé de 9,3 %, s’établissant à 376,2 litres par habitant.72

En 2007, les quatre plages surveillées d’Ottawa ont été fermées 33 jours au total, une réduction appréciable par rapport aux 84 jours de fermeture en 2006. En août 2006, la piètre qualité de l’eau observée pendant plusieurs jours à la plage de l’île Petrie a résulté, à tout le moins en partie, d’un important déversement d’eaux usées.73

L’air

À une occasion en 2007, l’Indice de la qualité de l’air (IQUA) a franchi la barre du 50 (très faible qualité) dans le centre-ville d’Ottawa. L’IQUA a oscillé entre 32 et 49 (qualité modérée) durant 33 jours, cinq jours de plus qu’en 2006.74

En 2005 à Ottawa, le taux de réadmission non planifiée à l’hôpital suivant un épisode d’asthme a été de 6,6 % plus élevé que le taux provincial de 5 %.75 La Ontario Medical Association estime qu’en 2005 la pollution de l’air a contribué à 290 décès prématurés, à 750 hospitalisations et à 3 010 consultations en salle d’urgence dans la RMR Ottawa-Gatineau.76

En 2006, le niveau d’ozone troposphérique (une forme d’oxygène réactive et instable) a excédé le seuil prescrit durant six jours à Ottawa, comparativement à 20 jours en 2001. De 2001 à 2006, la moyenne a été de neuf jours. On a dénombré qu’un seul jour où le taux de poussière inhalable (poussière en suspension dans l’air susceptible de se déposer sur les poumons – concentrations de PM 2.5) a excédé le seuil prescrit comparativement à trois jours en 2001. La moyenne de 2001 à 2006 a été de quatre jours.77

Le volume de gaz CO2 produit par les installations de la ville a reculé de 24 % en 2007, dépassant l’objectif de réduction de 20 % sous le niveau de 1990 d’ici 2007. Par ailleurs, les émissions communautaires de gaz à effet de serre (GES) a augmenté de 5 % depuis 1990, en dépit de l’objectif de réduction de 20 % sous le niveau de 1990 d’ici 2012. Cette hausse demeure inférieure à la moyenne canadienne de 27 %.78

Le saviez-vous?
L’Indice de la qualité de l’air (IQUA) mesure la concentration d’une série de polluants donnés et l’exprime en un indice représenté par un chiffre à partir de zéro. Plus l’indice IQUA est faible, meilleure est la qualité de l’air. Un indice entre 50 et 99 dénote une très faible qualité de l’air. Si l’indice se situe entre 32 et 49, la qualité de l’air est modérée.79

L’ozone troposphérique se forme dans l’air et est constitué de polluants, notamment d’oxydes d’azote et d’hydrocarbures. Des masses d’air quasi-stagnantes et un fort ensoleillement accélèrent la formation d’ozone. Les gaz d’échappement des véhicules et les émissions des industries contribuent énormément à la formation d’ozone troposphérique. Cet ozone peut avoir des effets nocifs sur le système respiratoire des gens et être dommageable pour les cultures agricoles.80

Des particules en suspension dans l’air d’un diamètre de 2,5 microns ou moins ne peuvent être filtrées par le nez et peuvent se déposer sur les poumons. On parle alors de « particules inhalables ». Parmi les sources naturelles courantes de particules, mentionnons la poussière du sol poussée par le vent. Il y a aussi les activités humaines, par exemple, la combustion de combustibles, les déplacements en véhicule sur des chemins de terre et les travaux de construction. Les gens qui ont déjà des problèmes respiratoires, par exemple asthme, bronchite ou emphysème, sont les plus susceptibles d’en ressentir les effets.81

Le travail

Le niveau d’accès à l’emploi et de bonnes conditions de travail sont des indicateurs d’une collectivité prospère. Ottawa peut compter sur un marché du travail dynamique où les possibilités d’emploi pour les gens de tous les âges sont de plus en plus diversifiées. Cependant, l’accès restreint à des services de garde abordables demeure un obstacle à surmonter pour les femmes au travail.

En 2007, le taux d’emploi a atteint 68,6 %, un sommet depuis 1988 et 5,1 % de plus que le taux national moyen. D’après le recensement de 2006, 448 565 personnes âgées de 15 ans et plus travaillaient dans le secteur ontarien de la RMR Ottawa-Gatineau.82

De 2006 à 2007, Ottawa a enregistré une croissance de l’emploi de 1,1 %, un taux inférieur à la moyenne du Canada (2,3 %) et de l’Ontario (1,6 %), et un recul de 2,9 % par rapport à la période de 2005 à 2006. De 1987 à 2007, Ottawa a enregistré une croissance annuelle moyenne de l’emploi de 1,8 %, un peu plus que les moyennes provinciale (1,6 %) et nationale (1,7 %) durant la même période.83

Croissance de l’emploi
  2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
Canada 1,2 2,4 2,4 1,4 1,4 1,9 2,3
Ontario 1,9 1,8 3,0 1,3 1,3 1,5 1,6
Ottawa 3,2 -0,9 5,1 0,6 0,6 4,0 1,1
Toronto 3,4 2,1 2,2 2,1 2,1 1,4 2,3
Montréal 1,4 3,7 1,4 1,0 1,0 1,8 2,5
Source: Statistique Canada, Enquête sur la population active

Le taux de chômage des jeunes Ottaviens de 15 à 24 ans était de 11,5 % en 2007, une faible hausse de 0,6 % par rapport à 2006. Ce taux est comparable à la moyenne nationale de 11,2 % et il est meilleur que les moyennes de l’Ontario (13 %), de la RMR de Toronto (14,1 %) et de la RMR de Montréal (12,7 %).84

Le taux de chômage des personnes de 65 ans et plus était de 9,5 % en 2007, une légère baisse de 0,3 % par rapport à l’année précédente. Néanmoins, ce taux est plus élevé que le taux provincial moyen de 9 % et que le taux national moyen de 8,6 %.85

À Ottawa, le secteur public demeure le principal employeur. On dénombrait plus de 119 316 fonctionnaires fédéraux dans la RMR Ottawa-Gatineau en 2007. La même année, la Ville d’Ottawa comptait 14 998 employés, davantage que tout employeur du secteur privé. Au privé, Nortel comptait 5 000 employés, alors que Postes Canada, l’Université d’Ottawa, Bell Canada, Alcatel-Lucent, et Rogers Communications comptaient chacun plus de 2 000 employés.86

En 2007, il y avait 19 020 places en services de garde d’enfants réglementés et 12 717 enfants inscrits sur des listes d’attente. Il s’agit d’une augmentation de 1 775 places et de 4 534 inscriptions sur des listes d’attente par rapport à 2006. En conséquence, seulement 60 % de la demande en services de garde a pu être satisfaite en 2007 par rapport à 68 % en 2006.87

On dénombrait 7 481 places subventionnées en services de garde d’enfants réglementés et 3 614 enfants sur des listes d’attente en 2007. Il s’agit d’une augmentation de 245 places et d’une baisse de 486 enfants sur des listes d’attente. En conséquence, on a pu satisfaire à 67 % la demande en places subventionnées en services de garde, un peu mieux que le taux de 64 % observé en 2006.88

Le saviez-vous?
En 2005, le revenu moyen des enseignants au secondaire et au primaire, ainsi que des conseillers pédagogiques de la RMR Ottawa-Gatineau, était de 61 000 $. Quant au revenu moyen des travailleurs des secteurs des services de garde d’enfants et de l’aide au maintien à domicile, il figurait parmi les plus faibles (22 870 $).89

L'appartenance et la participation civique

Quand les gens ont un sentiment d’appartenance, ils se sentent concernés par l’avenir de leur collectivité et ils veulent collaborer pour le rendre meilleur. Partout dans les quartiers, des voisins s’unissent pour faire d’Ottawa une ville encore meilleure.

En 2007, 60 % des citoyens de 12 ans et plus ont déclaré être animés par un sentiment d’appartenance à Ottawa fort ou plutôt fort par rapport à 62 % en 2005. Il s’agit d’un résultat un peu plus faible que les moyennes provinciale (63 %) et nationale (62 %).90

En 2007, dans les quartiers où Logement communautaire d’Ottawa dispose de logements sociaux, on dénombrait 61 associations de locataires. Ces associations se chargent d’organiser des activités sociales afin de sortir les gens de leur isolement, de régler des problèmes communautaires et de faire participer les gens à la prise de décisions et à l’élaboration de plans touchant leur communauté.91

Lors des élections fédérales de 2006, le taux de participation a été de 73,1 %, presque 2 % de plus qu’aux élections fédérales précédentes et mieux qu’aux élections municipales de 2006 (53,5 %).92  93

Taux de participation électorale - Élections fédérales
  2000 (%) 2004 (%) 2006 (%)
Canada 61,2 60,9 64,7
Ontario 58 61,8 66,6
Participation 63,3 71,2 73,1
Source: Élections Canada

Taux de participation électorale - Élections - Ville d’Ottawa
  2000 (%) 2003 (%) 2006 (%)
Ottawa 47,1 33 53,5
Source: Ville d’Ottawa

L’élection d’une conseillère municipale additionnelle fait que la représentation féminine (30,4 %) au nouveau conseil municipal est plus élevée que celle du conseil municipal précédent.94

En 2006, la proportion de citoyens d’Ottawa qui ont fait des dons de bienfaisance était plus élevée que les taux provincial et national. Quelque 30,5 % des citoyens d’Ottawa qui ont produit une déclaration de revenus ont fait des dons de bienfaisance en 2006 comparativement à 26,6 % en Ontario et à 24,6 % au Canada. Le don médian de 300 $ à Ottawa était un peu plus faible que le don médian au niveau provincial (310 $) mais plus élevé que le don médian national (250 $).95

Le transport

L’existence de réseaux de transport efficaces et abordables assure un accès équitable à l’emploi, à l’éducation, aux services de santé, à une bonne alimentation et aux occasions de participation sociale et économique. Le système de transport d’Ottawa ne cesse de s’améliorer.

Le fait marquant de l’année 2008 dans le domaine du transport : les hausses rapides du prix des carburants. D’aucuns estiment que ces hausses auront un impact permanent sur les tendances en matière de transport et que leurs pleins effets ne seront connus que dans plusieurs années. En juillet 2008, OC Transpo a annoncé que son taux d’achalandage était à la hausse de 4,4 % par rapport à l’année précédente, les ventes de laissez-passer ayant augmenté de 4 000 en juin 2008.96

En dépit d’une légère hausse de la distance médiane à parcourir pour se rendre au travail –  8,1 km en 2006 par rapport à 7,8 km en 2001 –, on a observé un léger recul du nombre de personnes empruntant leur automobile pour se rendre au travail. Quelque 60,4 % des navetteurs empruntaient leur automobile en 2006 par rapport à 62,7 % en 2001. En conséquence, une proportion légèrement plus importante de navetteurs se rendaient au travail en autobus, à pied ou à vélo. Les données : 21,2 % des gens se rendent au travail en autobus, 7,6 % à pied et 2,2 % en vélo.97

Ne pas devoir se déplacer en automobile pour combler ses besoins courants est un indicateur important de la qualité de vie d’un quartier. L’Indice de marchabilité précise la mesure dans laquelle il est possible de se passer de son automobile dans un quartier donné. L’Indice de marchabilité de plusieurs quartiers du centre-ville –Parkdale/Hintonburg, Glebe, Bytown, Civic, Quartier chinois et marché By – varie de 70 à 82 sur une échelle de 100. On peut en conclure que dans ces quartiers, il est facile de se déplacer à pied pour combler ses besoins courants car tout ou presque est à proximité, par exemple, les épiceries, les pharmacies, les quincailleries, les centres communautaires et les écoles.98

OC Transpo a transporté 95,6 millions de passagers en 2007, 3,8 millions ou 4,2 % de plus qu’en 2006. Le nombre moyen de déplacements par habitant d’Ottawa effectués auprès d’une grande entreprise de transport en commun : 122,9. Quant au taux d’utilisation, il a augmenté de 3 % de 2006 à 2007.99

Nombre de déplacements en transport en commun par habitant
  2002 2003 2004
Nombre annuel total de
   déplacements
86 761 292 87 943 632 89 779 641
Population totale - secteur
   de transport urbain
730 657 738 977 751 071
Nombre moyen de déplacements
   par habitant
118,7 119,0 118,2
 
  2005 2006 2007
Nombre annuel total de
   déplacements
89 555 383 91 839 276 95 646 026
Population totale - secteur
   de transport urbain
760 221 770 120 778 207
Nombre moyen de déplacements
   par habitant
117,8 119,3 122,9
Source: Ville d’Ottawa, Service du transport en commun

Le coût d’un laissez-passer mensuel d’OC Transpo était de 73 $ en 2007, une hausse de 2,5 % par rapport à 2006 et de 18,2 % par rapport à il y a cinq ans alors qu’il coûtait 61,75 $.100

Coût d’un laissez-passer mensuel de transport en commun
2002 2003 2004 2005 2006 2007 Évolution
1 an
Évolution
5 ans
60,50 $ 61,75 $ 63,00 $ 65,00 $ 71,25 $ 73,00 $ 2,5 % 18.2 %
Source: City of Ottawa, Transit Services

Un nombre mensuel moyen de 3 940 laissez-passer d’autobus communautaires (laissez-passer à prix réduit) ont été vendus à des bénéficiaires du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées (PSPA) en 2007 comparativement à 3 233 en 2006. Cette augmentation de 707 laissez-passer représente une hausse de 21,9 % depuis le lancement du programme en mars 2006.101

En 2007, de nouveaux aménagements cyclables totalisant 21 km ont été construits à Ottawa. « Aménagements cyclables » s’entend d’améliorations faites au profit des cyclistes, dont des passages pour vélos aux intersections, des voies cyclables et des accotements asphaltés.102

En 2007, 70 %  du parc d’autobus d’Ottawa – 66 % en 2006 – était constitué de véhicules à plancher surbaissé. La Ville d’Ottawa prévoit ne compter que des autobus à plancher surbaissé d’ici la fin de 2016.103

En 2007, 305 autobus d’Ottawa étaient munis de porte-bicyclettes. Dans l’ensemble, environ 30 % des autobus ont été munis de porte-bicyclettes durant la saison du vélo, à savoir de la fin d’avril à la